Unité de production culinaire – Mudaison (34)

  • Lieu:
    Mudaison (34)
  • Mission:
    Base - OPC
  • Equipe:
    Stéphan HERMET, Françoise BOTTERO Architecte mandataire, Guilhem BASTIDE Architecte associé Ingécor Cuisiniste, IG Bat BET Structure, économie VRD, ENERGETEC BET Fluides et thermique, EODD Ingénieurs Environnemental, Atelier ROUCH Acoustique
  • Maîtrise d'ouvrage:
    Commune de Mudaison
  • Démarche:
    RT 2012 partie bureaux
  • Surface:
    780m² SU / 1 100 m² SHON
  • Date de livraison:
    Concours lauréat 2013 - Stoppé

Le principe d’insertion paysager, sous  un pli du paysage, dicte les codes d’une architecture respectueuse de son environnement. Le projet s’installe donc humblement sur le site, dans des formes courbes et souples qui permettent de fondre le bâtiment dans le paysage.

Détails

Un plan linéaire induit par le process de l’unité et par l’assiette foncière

Le parti urbain du projet explore une solution alternative qui consiste à relier la beauté du paysage agricole, l’urbanité indispensable à un équipement au contact de la ville, et la technicité inhérente à un équipement de ce type. Le projet est installé en exploitant la linéarité induite par le process de l’unité de production culinaire. Cette forme urbaine coïncide avec l’assiette foncière qui s’étire. Cette disposition permet d’orienter le projet vers le Sud Est en disposant les quais, la cour de services et les stationnements sur cette façade. Ainsi l’ouverture au Sud  profite d’une exposition solaire idéale, les zones de production de pollutions (visuelles, olfactives, acoustiques) sont orientées  à l’opposé de la ville, de la crèche, et des zones d’habitation en les protégeant ainsi des aléas induits.

Un équipement ancré dans son territoire

Au-delà de l’esthétique visuelle, l’enjeu du paysage est évidemment  le maintien de la biodiversité qu’il accueille. La prise en compte de cette dernière commence par limiter l’impact des constructions sur l’environnement, diminuer les risques de dégradation du milieu naturel, et maintenir l’enherbement des parcelles. Le paysage environnant est celui d’une plaine agricole avec ses espaces interstitiels. Il est constitué  de terres cultivées, vignes, grandes cultures, vergers et de divers milieux comme les haies, fossés, et friches qui jouent un rôle important pour la conservation de la faune et de la flore. Ces espaces naturels sont exploités par la faune comme sites de reproduction ou d’alimentation, ou encore utilisés pour se déplacer (corridors biologiques). Le choix des essences végétales se fera selon le « Guide technique des pratiques favorables à la biodiversité en agriculture, Bassin versant de l’étang de l’Or », il intégrera l’éventail le plus large d’espèces végétales patrimoniales des étangs de l’or dont certaines font partie de l’inventaire national du patrimoine naturel (Nivéole d’été, Spiranthe d’été, …). Pour répondre à ces objectifs, le projet est  littéralement inséré dans le paysage. Le paysage caractéristique de la campagne environnante se soulève pour venir habiller la cuisine centrale.

Un process très technique et rigoureux habillé par l’inflexion du paysage végétal endémique

Le projet est l’antithèse d’une architecture de boîte, aussi soignée soit elle. Le projet se veut en prise directe avec la réalité du contexte urbain et paysager, loin de l’arrogance autiste des objets scintillants issus de l’imagerie du moment et  fruits d’une culture hors sol  déconnectée  des enjeux réels. La végétalisation de l’ensemble du bâtiment, reprend les espaces du lieu, en plantant spécifiquement les végétaux endémiques. Cela garantit leurs adaptations facile sans entretien particulier. C’est aussi une manière de rendre hommage à la banalité des herbes que l’on foule au pied parfois sans se rendre compte de leurs qualité, de leur rôle écologique, de leur importance dans notre culture.

Une courbe naturelle largement éclairée

L’ondulation de la peau du bâtiment offre une protection simple face au rayonnement solaire, et  permet de s’ouvrir et de profiter complètement de l’exposition Sud Est idéale pour un bâtiment fonctionnant avant tout le matin. La qualité de la lumière naturelle est aussi un des axes majeurs de la réflexion de ce projet, les ouvertures au Sud Est  sont complétés par des éclairages zénithaux ou des patios Nord Ouest. La morphologie du bâtiment, strictement issue du programme, s’étire en longueur  sur le terrain permettant d’offrir des possibilités d’éclairement direct sur les espaces de vie de la cuisine largement exploitées. Le traitement du cloisonnement en panneaux vitrés sur allèges permet une large diffusion de la lumière à l’intérieur du projet. Cette disposition permet également d’offrir une vision panoramique aux utilisateurs qui ne sont plus esseulés dans leur activité, avec des vues et des lumières traversantes. La dimension technique de l’UPC est fondamentale; le projet se plie directement aux injonctions programmatiques et fonctionnelles d’une cuisine centrale. Les patios techniques sont positionnés au plus près des zones qu’ils alimentent. Ces espaces techniques sont positionnés en rez-de-chaussée et ainsi accessibles directement par un véhicule pour l’entretien et la maintenance.

Plus d'infos

PROGRAMME:                  

 

Unité de production culinaire, bureaux

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